Robert Kiyosaki, auteur à succès de la sphère financière, a récemment déclenché une nouvelle vague d'inquiétudes en affirmant que le « plus grand krach de l’histoire » avait officiellement débuté en Europe et au Japon. Selon ses déclarations, ce scénario catastrophe, qu'il prédit depuis la publication de ses ouvrages il y a plus de deux décennies, serait désormais enclenché par une combinaison de facteurs critiques. Parmi les catalyseurs cités figurent l'endettement mondial massif, les tensions géopolitiques en Iran et une frénésie spéculative exacerbée par les avancées technologiques liées à l'intelligence artificielle.
Le contexte macroéconomique actuel apporte un certain crédit aux préoccupations soulevées, bien que la notion de krach historique reste débattue. La Banque du Japon a récemment relevé ses taux directeurs à 1,25 %, marquant un pic inédit depuis 1995, tandis que la dette publique mondiale, atteignant 94 % du PIB, fragilise les équilibres financiers internationaux. Cette conjoncture, marquée par une volatilité accrue sur les marchés obligataires en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, crée effectivement un climat d'instabilité, bien que de nombreux analystes nuancent la corrélation immédiate avec un effondrement systémique total.
Face à ce tableau sombre, Kiyosaki réitère sa stratégie de protection patrimoniale, exhortant les investisseurs — notamment les détenteurs de plans de retraite américains — à diversifier leurs avoirs en sortant des monnaies fiduciaires. Son triptyque de survie demeure inchangé : l'or, l'argent et le Bitcoin. À ses yeux, ces actifs représentent les seuls remparts capables de préserver le pouvoir d'achat face à une dépréciation monétaire généralisée, une thèse qu'il défend avec constance, indépendamment des cycles de marché successifs.
Toutefois, la crédibilité de ces prédictions est tempérée par l'historique des sorties médiatiques de l'auteur. Au cours des dix dernières années, il a annoncé à maintes reprises des effondrements boursiers majeurs qui, dans les faits, ont souvent été suivis par des phases de croissance significative des indices. Si le Bitcoin reste un pilier central de sa stratégie, son statut de valeur refuge demeure discuté face à sa volatilité intrinsèque. L'engouement suscité par son récent message, qui cumule des millions de vues, illustre surtout la fébrilité actuelle des marchés financiers et la quête permanente des investisseurs pour des solutions de protection face à une incertitude systémique croissante.